Conférenciers

Réflexion sur les infrastructures et villes intelligentes ouvertes

Conférencière : Tracey P. Lauriault, Université Carleton

Description : Les villes intelligentes ouvertes sont désormais une réalité au Canada, et il y a une volonté de développer de façon éclairée un type de citoyenneté technologique pour construire ces grands systèmes sociaux et technologiques complexes. Dans cette présentation, je vous parlerai de quelques-unes des réussites découlant des travaux sur les villes ouvertes et intelligentes réalisés avec NordOuvert et financés par le programme GéoConnexions. Il sera aussi question du contexte dans lequel ces travaux se sont inscrits, des enjeux auxquels ils tentent de répondre et de leurs répercussions, ainsi que du fait que le succès de ces travaux découle en partie d’une réflexion antérieure et de ce qui a été accompli sur le plan de la construction d’infrastructures de données spatiales. Comme nous nous dirigeons vers les mégadonnées, les processus automatisés et les systèmes interconnectés, j’estime que les principes de base, les approches collaboratives et la pensée systémique de la science ouverte et des infrastructures de données spatiales sont plus que jamais nécessaires dans des domaines qui vont au-delà de la géographie, de la géomatique et des sciences spatiales, et ce, pour veiller à ce que ces systèmes soient non seulement bien construits, mais qu’ils soient opérationnalisés selon des principes directeurs et dans l’intérêt public.

Biographie : Mme Lauriault est professeure adjointe en médias critiques et mégadonnées à l’École de journalisme et des communications de la faculté de communication et des médias à l’Université Carleton, et elle a fait l’objet d’une nomination conjointe dans le cadre d’une maîtrise en sciences humaines numériques. Ses travaux internationaux, transdisciplinaires et multisectoriels portent sur les données ouvertes et les mégadonnées ainsi que sur les villes intelligentes ouvertes. Elle fait partie des fondateurs du nouveau domaine portant sur l’étude critique des données et les données ouvertes au Canada, et elle possède l’expertise voulue en ce qui a trait aux infrastructures de données et aux médias spatiaux. Elle participe au forum multipartite du Réseau canadien de la société civile pour un gouvernement ouvert, siège au conseil d’administration de NordOuvert et est associée de recherche à l’Institut des sciences sociales de l’Université Manyooth en Irlande, au Centre de recherches en géomatique et cartographie de l’Université Carleton et au Centre de recherche en droit, technologie et société de l’Université d’Ottawa.

Le rôle des normes géospatiales dans sa globalité

Conférencier : Trevor Taylor, Consortium géospatial ouvert

Description : Les villes intelligentes et résilientes, les emplacements connexes et les normes géospatiales forment un important domaine de travail pour la communauté internationale du Consortium géospatial ouvert. Compte tenu de l’augmentation massive des sources de données (p. ex., mobiles, engins sans pilote, capteurs in situ) et du besoin accru de résilience (p. ex., événements extrêmes, changements climatiques), il est maintenant plus important que jamais pour les membres de la communauté de travailler ensemble afin de veiller à ce que les données et l’information soient trouvables, accessibles, interopérables et renouvelables. Cette présentation résumera les travaux de pointe qui sont actuellement effectués au sein du Consortium géospatial ouvert et qui sont fondés sur des exemples et des besoins concrets.

Biographie : M. Taylor compte plus de 30 ans d’expérience au sein de la communauté géospatiale internationale où il touche à un large éventail d’activités techniques, de services à la clientèle, de projets, d’affaires et de planification stratégique, et il est l’actuel directeur des services aux membres du Consortium géospatial ouvert. Les collectivités intelligentes et résilientes et la façon de s’assurer que les données et l’information sont interopérables s’inscrivent dans le cadre d’une importante initiative à long terme qui est dirigée par les membres du Consortium. M. Taylor donnera un aperçu des activités qui ont été réalisées et qui sont actuellement menées par la communauté internationale.

Des principes à l’action : les villes intelligentes ouvertes

Conférencier : Jean-Noé Landry, Open North

Description : À l’automne 2018, le gouvernement du Canada a annoncé que NordOuvert et ses partenaires avaient été sélectionnés pour recevoir jusqu’à 4,6 millions de dollars sur deux ans, dans le cadre du Programme de soutien aux collectivités sur les villes intelligentes, afin de mettre en œuvre le Réseau de solutions pour les communautés. Le Réseau aide les villes de toutes tailles à poursuivre leur réflexion stratégique et éthique concernant l’adoption d’approches relatives aux villes intelligentes pour améliorer la qualité de vie de leurs résidents. C’est à travers ce programme que NordOuvert met alors en place un service de consultation principalement basé sur le Guide sur les villes intelligentes ouvertes financé en 2017-2018 par le programme GéoConnections de Ressources naturelles Canada. Ce nouveau service de consultation et de renforcement des capacités des communautés canadiennes, qui appuiera gratuitement plus de 50 à 80 villes à travers le Canada d’ici mars 2020, vise les domaines clés comme les technologies intelligentes, la gouvernance et la gestion des données, l’approvisionnement ouvert, le respect de la vie privée et la sécurité de même que la participation citoyenne. La présentation pour le Sommet IDS portera ainsi sur le processus méthodologique d’opérationnalisation du Guide pour ce programme, y compris le développement d’un outil d’autodiagnostic pour les municipalités.

Biographie : Jean-Noé Landry est directeur général de NordOuvert, le principal organisme sans but lucratif au Canada spécialisé en données ouvertes et en gouvernance ouverte, en recherche appliquée et en villes intelligentes ouvertes. NordOuvert travaille avec les villes les plus innovantes et les plus connectées à l’échelle canadienne et internationale à développer leur utilisation efficace et éthique des données et de la technologie afin de résoudre les problèmes urbains et de faciliter la transformation organisationnelle des institutions démocratiques.OpenNorth, initialement ancré dans la communauté des technologies civiques, propose désormais trois types d’activité : un service conseil individualisé pour les villes intelligentes ouvertes canadiennes financé par Infrastructure Canada; son laboratoire de recherche appliquée; et ses programmes et projets internationaux.M. Landry a amené OpenNorth à collaborer avec des institutions et des réseaux internationaux de praticiens, tels que le Partenariat pour un gouvernement ouvert (Open Government Partnership, OGP), le National Democratic Institute (NDI), ainsi que la Charte internationale des données ouvertes et le Centre de recherche pour le développement international (CRDI). Ces contributions sont régulièrement sollicitées par les chercheurs et les gouvernements, notamment l’Open Data Institute (ODI), la World Wide Web Foundation, l’Organisation des Nations Unies Programme des établissements humains (ONU-Habitat) et la Conférence internationale sur les données ouvertes (IODC). Le conférencier est membre du Forum multipartite du gouvernement du Canada sur la gouvernance ouverte, co-fondateur de MontrealOuvert et Connexité-MTL, membre fondateur du conseil d’administration de SynapseC, Fellow au Centre pour le droit, la technologie et la société à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa et membre du groupe de travail sur la gouvernance des données du Conseil canadien des normes.

La cartographie des infrastructures souterraines est un élément essentiel de l’infrastructure de données spatiales des villes intelligentes

Conférencier : Geoff Zeiss, Entre les pôles

Description : Aux États-Unis, ce sont 400 000 cas de dommages causés aux installations souterraines des services publics qui ont été signalés. Au cours des 20 dernières années, ces dommages causés pendant la construction ont entraîné des centaines de décès, des milliers de blessures et un fardeau économique d’au moins 50 milliards de dollars. Parmi les principales causes des retards dans la construction des projets routiers, mentionnons les infrastructures souterraines de services publics inconnues ou mal connues. De plus en plus de villes, de régions et de pays commencent à comprendre la valeur d’un jumeau numérique du sous-sol. Paradoxalement, l’information sur les infrastructures souterraines est saisie (de façon répétée), mais elle est rarement partagée. Au cours des dernières années, d’importants progrès ont été réalisés pour relever deux défis liés aux travaux souterrains : des avancées de la technologie de télédétection pour trouver l’emplacement des installations souterraines des services publics et de nouvelles politiques gouvernementales, qui ciblent souvent la collectivité des arpenteurs, et des systèmes pour permettre l’échange d’information sur les infrastructures de services publics qui sont exposées pendant la construction. Les dernières technologies de capture d’objets réels pour la géolocalisation d’infrastructures souterraines facilitent la détection et la cartographie de ces infrastructures. L’élaboration de normes et de politiques pour le partage d’information sur l’emplacement d’infrastructures souterraines progresse dans un certain nombre d’administrations en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Cette présentation portera principalement sur les raisons pour lesquelles le moment est propice pour lancer la discussion sur la façon d’effectuer la détection et les relevés, et de consigner et de partager l’information sur les infrastructures souterraines.

Biographie : M. Zeiss étudie la contribution de la technologie géospatiale à la cartographie des infrastructures souterraines de services publics comme composante essentielle de l’infrastructure de données spatiales des collectivités et des villes intelligentes. En reconnaissance de ses efforts pour accroître la sensibilisation aux données et aux technologies géospatiales dans les installations de services publics et la construction, il a reçu le prix de l’ambassadeur dans le domaine géospatial lors du forum géospatial mondial de 2014 à Genève, en Suisse. Geoff Zeiss est directeur du Consortium géospatial ouvert.

Services du Système d’information géographique et engagement communautaire de la Saskatchewan

Conférencier : Ken Yurach, Gouvernement de la Saskatchewan

Description  : Le gouvernement de la Saskatchewan mettra en œuvre un « CarrefourGéo » provincial contenant des données et des applications spatiales au cours des prochaines années. Le Bureau provincial de coordination de la géomatique travaille avec les intervenants internes et externes à la conception et à la mise en œuvre d’une solution qui répond à la majorité des besoins opérationnels et informationnels de la collectivité du Système d’information géographique. La présentation donnera un aperçu de l’état futur des provinces.

Biographie : M. Yurach est géographe technique et il conçoit et met en œuvre des solutions géomatiques pour les organismes gouvernementaux depuis le début des années 1990. Il participe activement à l’élaboration de normes et de politiques en géomatique de la Saskatchewan dans le cadre de son poste de gestionnaire au Bureau provincial de coordination de la géomatique. Il exploite ses compétences techniques et en gestion de projets pour élaborer une plateforme provinciale de données ouvertes sur l’infrastructure de données spatiales d’entreprise pour le gouvernement de la Saskatchewan.

La connaissance de l’hydrographie : soutien à un aménagement cohérent du territoire et vecteur de développement de l’économie

Conférenciers : Stéphanie Brodeur et Riccardo Binotto, Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, gouvernement du Québec

Description : Le Gouvernement du Québec travaille à la réalisation d’un référentiel hydrographique de haute précision et de modèles numériques de terrain cohérents sur le plan hydrologique, intelligents et avant-gardistes, au bénéfice des industries, du gouvernement, des municipalités, des milieux de la recherche et de l’innovation ainsi que des citoyens. La présentation portera sur les objectifs, les grandes étapes de réalisation et les conditions de succès du projet. On y exposera l’état d’avancement de la preuve de concept de même que les avantages et les possibilités de mise en œuvre de tels référentiels au moyen d’exemples d’utilisation et de besoins, tels que la gestion des inondations.

Biographie : Mme  Brodeur a obtenu son baccalauréat en sciences géomatiques en 2003 et est devenue ingénieure en 2014. Elle a travaillé plusieurs années dans l’entreprise privée en tant que géomaticienne spécialisée en foresterie et en aménagement du territoire. Depuis 2011, elle est chargée de projet en géomatique à la Direction générale de l’information géospatiale du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Elle s’occupe notamment des projets d’acquisition de photographies aériennes et de données lidar ainsi que de la réalisation de modèles numériques de terrain cohérents sur le plan hydrologique.

M. Binotto a obtenu son baccalauréat en urbanisme en 1989. Il a travaillé au sein de plusieurs organisations tant à l’échelle municipale qu’à l’échelle provinciale, et ce, dans différents mandats et fonctions. Depuis mars 2019, il est directeur général de l’information géospatiale au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN). Il s’occupe notamment de l’évolution de l’offre de service du MERN et de la coopération au sein de l’ACRIgéo.

Forêt ouverte, carte interactive des données écoforestières… et bien plus!

Conférencier : Mélanie Major, Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP)

Description : Le MFFP présentera Forêt ouverte, une carte interactive qui vous permet de visualiser, d’interroger et de télécharger gratuitement les données écoforestières du Québec… et bien plus! Vous verrez comment explorer les caractéristiques d’un milieu sans devoir recourir à un logiciel de géomatique spécialisé.

Biographie : Mme Major est ingénieure forestière, diplômée de l’Université Laval en 2007 et titulaire d’une maîtrise en sciences forestières depuis 2010. Dès 2009, elle travaille à la Direction des inventaires forestiers, au sein de l’équipe d’écologie. À l’automne 2018, elle intègre la Division de la diffusion et du soutien à la clientèle, où elle s’occupe des dossiers en lien avec la diffusion des données écoforestières, via notamment la carte interactive Web Forêt ouverte.

Quel est mon rôle dans la ville intelligente? De l’acteur dynamique à l’individu passif et non informé

Conférencier : Jérémy Diaz, Institut national de la recherche scientifique (INRS) – UQÀM

Description : 
La ville intelligente promeut l’idée que la technologie joue un rôle important dans l’amélioration de la vie urbaine, rappelant les traditions de pensée futuristes et utopiques. Cependant, elle adopte également une représentation distincte de l’individu, à savoir celle de l’individu en tant qu’acteur dynamique dans cette nouvelle façon de concevoir et de construire la ville. En tant qu’acteur engagé et réactif, le citadin est perçu comme étant capable de participer à sa guise dans cette ville ouverte et collaborative. Cependant, de telles représentations du rôle de la technologie et de l’individu posent problème à deux égards. Premièrement, la technologie n’est pas neutre et sa présence dans les discours politiques urbains contemporains nous invite à réfléchir à ses conséquences sur l’individu. Deuxièmement, la représentation de l’individu offerte par la ville intelligente est, au moins en théorie, simpliste et reste insuffisamment théorisée dans les écrits. Dans un tel contexte, quel est le rôle de l’individu dans la ville intelligente ? Après avoir présenté les liens théoriques entre technologie et politique ainsi qu’entre la ville intelligente et le cyberespace, et en partant de l’expérience de nombreuses villes intelligentes à travers le monde, une typologie des rôles attribués à l’individu par la ville intelligente sera présentée. Il sera ainsi démontré que les individus de cette nouvelle réalité urbaine sont en fait des acteurs passifs et non informés. Cette catégorie d’individus passifs et non informés, cependant, diffère grandement de celle des perdants et des gagnants de la ville intelligente. En présentant toutes les facettes du rôle de l’individu, l’absence de véritable vision politique et sociale dans les projets de ville intelligente sera soulignée. Il sera également soutenu que le concept de ville intelligente cesse de considérer l’individu comme un partenaire ou un co-créateur de technologies.

Biographie : M. Diaz est doctorant en études urbaines à l’INRS-UQÀM. Il est également chargé de cours au département de géographie de l’UQÀM. Sa thèse de doctorat porte sur le mouvement du faire, l’appropriation socio-spatiale des technologies et la mise en œuvre du premier réseau d’ateliers de fabrication collaboratif à Barcelone. Il est le co-fondateur du Collectif Villes Autrement, un regroupement qui rassemble des chercheurs, des praticiens et des entrepreneurs autour des nouvelles tendances en urbanisme et en aménagement du territoire. Ses intérêts de recherche portent sur le développement territorial, les espaces collaboratifs, les innovations sociale et technologique et la gouvernance urbaine. Depuis 2015, il a développé, en collaboration avec Sandra Breux, professeure à l’INRS-Centre Urbanisation Culture et Société, une expertise autour des villes intelligentes et des communs urbains.

Ressources Naturelles Canada, Validation des données topographiques

Conférencier : Rémy Pelletier, Consortech et Guillaume Dubé, Ressources Naturelles Canada

Description : Au cours de la dernière année, Ressources naturelles Canada (RNCan) a amélioré la norme utilisée pour les projets de cartographie, passant d’un format de dessin Microstation à une Geodatabase Fichier ESRI. Cela a eu une incidence sur le format et la structure des données que les sous-traitants travaillant pour RNCan fournissent désormais. En 2018, une boîte à outils de validation de base basée sur FME a été mise en œuvre pour garantir que les soumissions de données étaient effectuées conformément à la nouvelle structure et au nouveau schéma. Les outils produisent des rapports utiles mettant en évidence les données qui ne répondent pas à la norme, ce qui a permis de gagner du temps dans le processus d’examen des données de Ressources naturelles Canada. La présentation portera sur les objectifs, les grandes étapes de réalisation et les conditions de succès du projet. On y exposera l’état d’avancement de la preuve de concept ainsi que les avantages et les possibilités de mise en œuvre de tels référentiels avec des exemples d’utilisation et de besoins desservis tel que la gestion des inondations.

Biographies : 

Rémy Pelletier, président, Consortech

Après l’obtention de son baccalauréat en science géomatique de l’Université Laval en 1996, Rémy Pelletier a travaillé dans divers organismes publics et privés avant de se joindre à Consortech en 1999. Chez Consortech, il a occupé plusieurs postes avant de devenir président de l’entreprise en 2013 suite à un processus de relève entamé 5 ans plus tôt. Son parcours professionnel lui a permis d’accumuler beaucoup d’expérience en grande partie grâce aux multiples projets impliquant la transformation, l’intégration et la validation des données géospatiales auxquels il a participé. Aujourd’hui, l’équipe qu’il dirige a pour mission de permettre aux organisations municipales d’accéder à une information de qualité afin de prendre des décisions éclairées pouvant bénéficier à l’ensemble de la collectivité.

Guillaume Dubé, chargé de projets – Direction de l’arpenteur général, Ressources naturelles Canada

M. Dubé est diplômé de l’Université Laval où il a obtenu son baccalauréat en sciences géomatiques en 2006.  Il est arpenteur-géomètre du Québec depuis 2007 et arpenteur des terres du Canada depuis 2012.  M. Dubé est présentement employé à la Direction de l’arpenteur général de Ressources naturelles Canada où il est responsable du programme de cartographie des communautés autochtones et  du programme de la Gestion des terres des Premières Nations pour le Québec.

Enjeux et avancées liés à l’utilisation des données et technologies géospatiales en support au développement des villes et comsmunautés intelligentes

Conférencier : Thierry Badard, Université Laval

Description : À venir

Biographie : Thierry Badard est professeur de géo-informatique au Département de sciences géomatiques de l’Université Laval à Québec (Canada). Il est directeur du Centre de recherche en données et intelligence géospatiales (CRDIG) et membre du comité directeur du Centre de recherche en données massives (CRDM) de l’Université Laval. Fort de 25 années d’expérience dans le domaine, il a dirigé des projets de R et D nationaux et internationaux d’importance. Éditeur et évaluateur pour plusieurs revues internationales et conférences scientifiques, ses intérêts de recherche portent sur le Big Data géospatial, l’apprentissage machine, le géo-analytique, le traitement de flux de données spatiales en temps réel pour une meilleure aide à la décision, l’IoT (Internet des objets) et les villes intelligentes.

Les collectivités intelligentes fournissent aux citoyens des données sur les collectivités

Conférencier : Gordon Plunkett, ESRI Canada

Description : Les administrations locales sont généralement responsables des services locaux comme la sécurité, les infrastructures, l’environnement et les loisirs. Il arrive souvent que les citoyens ne soient pas informés des services disponibles; il incombe alors à l’administration locale de fournir des renseignements sur ces services d’une façon pratique, comme sur le Web. Ces renseignements peuvent être faciles à utiliser, plus compréhensibles et plus pertinents s’ils sont fournis sous forme visuelle, par exemple, par l’entremise d’applications et de cartes Web. Cette présentation mettra l’accent sur l’importance de fournir de l’information aux citoyens et sur la façon de rendre l’information accessible. Elle montrera la technologie d’infrastructures de données spatiales peut être utilisée pour mettre en œuvre des solutions, et donnera quelques exemples de collectivités canadiennes qui fournissent des données géospatiales. Elle démontrera comment ces données géospatiales peuvent être mises à profit dans une infrastructure de données spatiales pour fournir des capacités de collectivités intelligentes dans des domaines comme la planification, l’ingénierie, la prestation de services, l’établissement de liens avec la collectivité et l’utilisation de données et d’analyses pour que les administrations locales puissent prendre des décisions.

Biographie : M. Plunkett a joué un rôle actif dans le développement d’infrastructures de données spatiales au Canada et à l’étranger. Il travaille actuellement à plusieurs projets d’infrastructures de données spatiales et tient un blogue grand public sur les infrastructures de données spatiales. Sa présentation portera sur la façon dont les collectivités peuvent utiliser les infrastructures de données spatiales pour partager et combiner des données géospatiales aux fins de visualisation et d’analyse et dans le cadre des activités à valeur ajoutée.