Québec Mines + Énergie - 19 au 22 novembre 2018 - Centre des congrès de Québec
Vous êtes ici :
Retour à la programmation

Salle 306-A

20 novembre 2019

Bioénergies et innovation : le prochain bond en avant

Président

Jean-François Samray

AQPER

Les bioénergies sont déjà au cœur des efforts déployés pour effectuer la transition énergétique du Québec. Les conditions sont-elles réunies pour permettre à ces filières de faire un bond important en avant et de s’intégrer de manière durable dans l’écosystème énergétique du Québec d’ici 2030? Comment l’ensemble des acteurs peuvent-ils appuyer le développement et l’innovation dans une perspective d’économie circulaire? Quelles seront les prochaines avancées en matière de nouvelles filières énergétiques?

Liste des acronymes 

9 h

Valoriser les investissements en géo-énergie en utilisant des puits profonds d’hydrocarbures non productifs pour extraire de l'énergie géothermique

Présentateur

Jean-Sébastien Marcil

Jean-Sébastien Marcil

Derena Geoscience

Logo Linkedin
Détails de la conférence

Les bassins sédimentaires du Québec ont fait l'objet de deux études régionales du potentiel géothermique au cours des récentes décennies (SNC-SOQUIP, 1979 ; INRS, 2016). Bien que la géothermie traditionnelle destinée à la production d'électricité ne semble pas viable à court terme dans les bassins sédimentaires québécois de faible enthalpie, il existe plusieurs avenues de développement très intéressantes pour mettre en valeur l'énergie stockée en profondeur. L'utilisation des connaissances, de l'expertise et des infrastructures disponibles dans le domaine pétrolier et gazier serait un atout pour amener les projets vers des seuils de rentabilité viables. Avec des températures moyennes variant de -35°C à 25°C sur une base annuelle, le Québec a besoin de sources d'énergie variées et respectueuses de l'environnement pour diminuer la pression sur son système de production hydroélectrique dans les périodes de forte demande de chauffage (hiver) et de climatisation (été). La géothermie peut servir à combler ces besoins pour des clients institutionnels, commerciaux et industriels. L'utilisation de méthodes d'exploration de l'industrie pétrolière et gazière permettra d'obtenir plus de succès dans la recherche de gisements géothermiques. Comme pour bien des projets touchant le domaine de l'énergie et des ressources naturelles, les entreprises désireuses de développer le potentiel économique de la géothermie à plus grande échelle devront démontrer l'acceptabilité sociale de leurs projets. Selon les recherches effectuées sur ce sujet à ce jour, la réception est positive dans les régions d'intérêt.

9 h 30

Les biocarburants au Québec : comment bâtir l’avenir après une décennie d’innovation

Présentateur

Jean-Michel Lavoie

Jean-Michel Lavoie

Université de Sherbrooke

Logo Linkedin
Détails de la conférence

Le Québec consomme sur une base annuelle près de 9 milliards de litres d’essence et plus de 3 milliards de litres de diésel, et, malgré une volonté gouvernementale accrue de procéder à la « décarbonisation » des transports, la tendance à l’échelle provinciale (comme à l’échelle nationale) pour ces deux carburants demeure à la hausse.

Depuis la conférence de Paris (COP21), il existe au Québec une volonté accrue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), et ce, particulièrement dans le domaine des transports, domaine qui représente la source la plus importante de ces émissions dans la province. Pour atteindre les objectifs de réduction de GES du Québec (37,5 % sous la barre de 1990 d’ici 2030), il importe donc de s’attaquer de front à la source la plus importante d’émissions.

Le Gouvernement du Québec a instauré il y a quelques années une démarche d’électrification des transports qui pourra certainement contribuer à réduire l’empreinte carbone des transports québécois. Toutefois, pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le gouvernement, il importe de combiner les possibilités et, comme le Québec dispose d’abondantes quantités de matière ligneuse, il pourrait être très avantageux d’en tirer profit, non seulement dans l’optique d’atteindre les objectifs de réduction de GES, mais également de soutenir notre indépendance en énergie renouvelable. La mise en place de possibilités dans le domaine des biocarburants repose sur une interaction synergétique entre plusieurs acteurs. Bien entendu, l’industrie demeure le véhicule d’implantation de ces nouvelles technologies. Toutefois, grâce à un soutien des milieux universitaire et gouvernemental, il est envisageable d’accélérer les transitions, le tout pour atteindre les objectifs visés.

Depuis maintenant 10 ans, la Chaire de recherche sur l’éthanol cellulosique a soutenu les initiatives industrielles québécoises en offrant un appui fondamental et appliqué fait sur mesure pour répondre aux besoins de l’industrie des biocarburants. Suivant le développement technologique, la Chaire a pu, au fil des ans, former du personnel de haut calibre dans le domaine, générant un bassin de main-d’œuvre pour l’industrie des énergies renouvelables au Québec. La Chaire a finalement mené à la création du Laboratoire des technologies de la biomasse, un laboratoire de recherche à la fine pointe de la technologie maintenant hébergé dans le nouveau Centre de mise à l’échelle de l’Université de Sherbrooke et permettant de soutenir l’industrie dans les aspects les plus fondamentaux, et ce, jusqu’à leur mise à l’échelle pilote. La présentation fera un survol des différents enjeux du domaine au fil des ans, de la contribution de la branche universitaire et de la façon dont la Chaire soutient plus que jamais les initiatives industrielles dans le domaine. Cette conférence permettra également de situer les démarches et travaux entrepris au Québec par rapport à ceux effectués ailleurs dans le monde.

10 h

Le potentiel des biodéchets en tant que source d’énergie renouvelable : une expérience bavaroise

Présentateur

Josef Heinz Heinz GmbH

Joseph Heinz

Heinz GmbH

Logo Linkedin
Détails de la conférence

Lors des discussions sur les énergies renouvelables et les biogaz, le potentiel des déchets est rarement pris en compte actuellement.

La gestion durable des déchets ne fait pas que contribuer de manière importante à protéger le climat.

Dans les efforts que nous déployons pour accroître l’utilisation des ressources disponibles et l’accent mis sur les ressources secondaires, nous devrions nous concentrer encore plus sur les déchets biologiques et les déchets verts en particulier.

Les déchets biologiques jouent un double rôle : ils sont à la fois une source d’énergie renouvelable et un fournisseur de nutriments et d’humus. Par conséquent, ils constituent un matériau précieux qui fournit de l’énergie aux humains et à la nature.

Depuis près de 15 ans, beaucoup d’initiatives et de projets ont été mis au point en Allemagne pour produire de l’énergie à partir de déchets biologiques.

Quelles en étaient les raisons et quel est le potentiel des déchets biologiques?

En plus de ces deux questions, les avantages de la fermentation des déchets biologiques et un aperçu des technologies actuellement disponibles seront présentés.

Bien sûr, il y a aussi la question de déterminer les défis qui ont dû être relevés et les conclusions qu’il est possible d’en tirer pour le Québec.

10 h 45

Plénière : quand 1+1 = 3 : le développement de la grappe industrielle verte à Varennes

 

Jean-François Samray, animateur

AQPER

Jean Roberge

Greenfield Global

Logo Linkedin

Martin Damphousse

Maire de Varennes

Logo Linkedin

Cyril Dufau-Sansot

Hy2Gen Canada

Logo Linkedin
Détails de la conférence

Située à l’est de la couronne sud de Montréal, Varennes est une municipalité proactive en matière de développement durable. Mue par une vision structurante et ambitieuse, la municipalité de 20 000 habitants a tablé sur ses forces et son potentiel pour attirer chez elle près de 100 entreprises au cours des dernières années.

Cette approche, combinée à la présence de la bioraffinerie de Greenfield Global Québec inc., s’est avérée un terreau fertile pour la naissance et le développement de la grappe industrielle des bioénergies. Cette initiative du secteur privé, appuyée par la volonté politique de la municipalité de Varennes, fait maintenant de cette municipalité de la Rive-Sud de Montréal un véritable exemple à reproduire au Québec et ailleurs en matière d’économie circulaire et ce n’est encore qu’un début!

Greenfield Global Québec inc. est une distillerie qui produit de l’éthanol, du gaz carbonique et de la drêche (alimentation animale) appartenant à l’entreprise ontarienne Greenfield Global inc. très engagée dans le développement de nouvelles façons de produire les énergies renouvelables de demain. HY2GEN AG est une société spécialisée dans la production d’hydrogène 100% décarboné ainsi que des biocombustibles dérivés de l’hydrogène. L’entreprise s’est implantée au Quebec via sa filiale HY2GEN CANADA et va contribuer à l’essor du parc d’économie circulaire de Varennes en y implantant sa future usine de production de biocarburants et de biocombustibles avancés.

Quelles interactions et quels bénéfices retirent les unes des autres la municipalité de même que la Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud de Montréal (usine de biométhanisation), les compagnies Greenfield, Praxair et bientôt HY2GEN?

Quelle est la vision à court, moyen et long termes des acteurs du parc industriel de Varennes?