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Barytine : propriétés, usages et types de gisement


La barytine (BaSO4), ou sulfate de baryum, est un minéral incolore ou blanc. Elle peut être légèrement teintée de jaune, marron, vert, rouge, brun ou gris. Ces nuances sont le résultat de la présence d’oxyde de fer, de sulfures ou de matières organiques.

La barytine se caractérise par :

  • une densité élevée qui varie de 4,3 à 4,6;
  • une dureté faible, de 2,5 à 3,5 selon l’échelle de Mohs;
  • un point de fusion élevé (1 580 °C).

Usages

La barytine, ou sulfate de baryum, est largement utilisée dans différents secteurs pour ses propriétés particulières : densité élevée, neutralité chimique, blancheur et absence d’abrasif. Elle sert comme charge minérale dans une grande variété de produits dont les peintures, le papier, le verre, le caoutchouc, les plastiques, les matériaux de friction ainsi que les barrières de protection contre les rayonnements.

La barytine est utilisée principalement dans l’industrie pétrolière (80 %) comme additif dans les boues de forage.

Dans l’industrie chimique, la barytine sert particulièrement dans la fabrication des dérivés de baryum, tels les carbonates, chlorures, oxydes, hydroxydes, peroxydes, nitrates et sulfates de baryum.

Dans l’industrie métallurgique, l’oxyde de baryum permet d’améliorer le rendement du four électrique. Le chlorure de baryum est utilisé comme durcisseur d’acier et de fondant de soudure.

Dans l’industrie automobile, la barytine est employée comme charge inerte dans les matériaux de friction, tels que les plaquettes de freins et les disques d’embrayage.

Dans l’industrie de la construction, la barytine entre dans la fabrication des bétons denses utilisés dans la construction de ports ou de terminaux pétroliers. Ce type de béton est également employé comme contrepoids de ponts, stabilisateur de conduits sous-marins, ballast de bateaux et barrière de protection contre d’éventuelles radiations. Il sert aussi dans la construction de laboratoires, de centrales nucléaires et de bases militaires atomiques (Albouy et Rousseau, 1993).

Types de gisement

On distingue généralement trois types de gisement de barytine : 

  • les gisements filoniens et de remplissage de cavité;
  • les gisements stratiformes de couverture sédimentaire et les gisements stratiformes d’origine exhalative;
  • les gisements résiduels.

Les gisements filoniens et de remplissage de cavité

Dans le cas des gisements filoniens et de remplissage de cavité, la barytine est transportée par les fluides hydrothermaux et déposée dans les failles, fractures, joints, cavités, plans de stratification et toute autre ouverture (karsts) existante au moment du dépôt (Albouy et Rousseau, 1993).

Les gisements stratiformes

Les gisements stratiformes comprennent les gisements stratiformes de couverture sédimentaire et les gisements stratiformes d’origine exhalative (Albouy et Rousseau, 1993).

Les gisements stratiformes de couverture sédimentaire

Les gisements sont associés à des fractures d’extension régionales qui affectent le socle et la couverture. La barytine se retrouve en concentration stratiforme (couche) ou stratoïde (niveaux à nodules et géodes) dans un environnement sédimentaire évaporitique, lagunaire ou lacustre (Albouy et Rousseau, 1993).

Les gisements stratiformes d’origine hydrothermale-exhalative

Les couches et amas de barytine sont parfois associés aux gisements de sulfures massifs d’origine exhalative. La formation des dépôts est liée à des sources hydrothermales sous-marines en relation avec une activité volcanique importante plus ou moins discrète (Albouy et Rousseau, 1993).

Les plus grands dépôts de barytine au monde appartiennent à la catégorie des gisements d’origine hydrothermale-exhalative.

Les gisements résiduels

La barytine provient de la destruction des gisements préexistants qui sont généralement encaissés dans les dolomies (Albouy et Rousseau, 1993).

Référence

ALBOUY, L., ROUSSEAU, Ch., 1993, Mémento roches et minéraux industriels, La barytine, BRGM.

Autres références

HARBEN, P. W., KUZAVART, M., 1996, Industrial Minerals: A global Geology, Industrials Information Ltd. Metal Bulletin , PLC London.

JACOB, H. L., 1987, Inventaire des gisements de minéraux industriels offrant un potentiel pour la production de charges minérales, Ministère de l’Énergie et des Ressources du Québec, MB 87-43.

TIPHANE, M., 1972, La barytine et la fluorine au Québec, Ministère des Ressources naturelles du Québec, Étude spéciale no 13.

 

Voir également

 




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