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Les puits de pétrole et de gaz naturel au Québec d’hier à aujourd’hui

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De 1860 à 1880

De 1860 à 1880

Gravure montrant le derrick du puits de la Gaspé Petroleum Company, mieux connu comme le puits Conant, situé à Sandy Beach, à environ deux milles au sud-est du Port de Gaspé.

En 1860, au début de l’histoire des puits, l’installation est faite de bois, matériau qui s’est désagrégé dans le sol. Les détecteurs de métal ne sont donc pas utiles pour localiser les puits de l’époque. Aujourd’hui, les coffrages sont en acier.

À partir de 1880, le prospecteur doit se soumettre à l’Acte général des mines de Québec qui attribue au gouvernement la propriété du sous-sol.

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De 1860 à 1950

De 1860 à 1950

Photographie prise lors de l'exploration pétrolière fait à Gaspé entre 1943 et 1950. On aperçoit Paul Payette agenouillé au centre et entouré, entre autres, de Arthur Gottlieb, Armand G. Boisclair et Sydney C. Blue. Ils examinent une carte de la région.

De 1860 à 1950 paraissent les premières études géologiques mentionnant la présence naturelle de pétrole en surface dans la baie de Gaspé, notamment celle de Sir William Logan publiée par la Commission géologique du Canada en 1863. Ces travaux ont contribué à porter cette région à l’attention des prospecteurs pétroliers et gaziers. À cette époque, les puits recensés prennent leurs sources dans les rapports ministériels.

Les coordonnées de localisation des puits reposent sur des repères terrains primitifs et approximatifs.

  • Lot : 16
  • Rang : II
  • Canton : Baie-de-Gaspé-Sud
  • Comté : Gaspé-Sud
  • Coordonnées : Côté ouest du ruisseau d’Argent, 4 700 pieds à l’est de la ligne ouest du canton
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De 1953 à 1974

De 1953 à 1974

Exemple de croquis pour la localisation d'un puits, Montréal, 16 mai 1953.

Entre 1953 et 1973, les puits recensés prennent leur source dans les avis dans lesquels sont signifiés l’intention de commencer le forage. Ces avis doivent être transmis au ministre en vertu de la Loi des mines de Québec. Les coordonnées de localisation des puits reposent toujours sur des repères terrains primitifs et approximatifs. Les efforts d’exploration sont surtout concentrés dans les basses-terres du Saint-Laurent.

En 1974, grâce à l’évolution technologique, les coordonnées de localisation de tous les puits forés depuis 1860 sont converties en longitude et en latitude. La conversion est réalisée en transposant les coordonnées de localisation primitives sur une carte qui dispose d’un système de référence géographique.

On remarque aujourd’hui que cette conversion implique nécessairement un degré d’imprécision appréciable, ce qui rend la tâche de localisation sur le terrain difficile, parfois impossible.

L’arpentage est utilisé par certaines compagnies, mais apporte aussi, dans certains cas, son lot d’imprécisions.

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De 1988 à 2009

De 1988 à 2009

Partie apparente en surface des 4 tubages du puits avec un morceau de bois inséré dans le tubage du plus petit diamètre.

À partir de 1988, l’inscription de la localisation des puits après fermeture définitive est requise au Registre foncier.

Entre 1988 et 2009, la compilation des puits forés sur l’ensemble du territoire québécois provient des permis de forage délivrés en vertu de la Loi sur les mines du Québec et des rapports de travaux soumis en vertu de cette même loi.

Au milieu des années 1990, on crée une base de données afin de consigner l’information sur les puits forés.

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De 2002 à 2009

De 2002 à 2009

Site de forage à Bourque en Gaspésie.

En 2002, on ouvre la boutique de commerce électronique SIGPEG. Cette dernière est alimentée par la base de données des puits forés et permet la consultation et l’achat des informations techniques, géologiques et bibliographiques en ligne des données relatives aux puits forés sur l’ensemble du territoire québécois.

En 2009, la base de données est mise à niveau par la mise en commun des informations de la carothèque, des rapports de travaux et des fiches de la Commission géologique du Canada.

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De 2014 à 2017

De 2014 à 2017

Plaque d’acier de signalement de puits fermé définitivement indiquant le numéro du puits et ses coordonnées géographiques, ainsi que la direction et à quelle distance est situé le puits.

De 2014 à 2016 :

En 2016 : Politique énergétique 2030 

En 2017, des recherches sur le terrain sont effectuées afin de localiser les puits et d’en valider la conformité.

Ces travaux doivent tenir compte des divers usages faits de ces terrains.

Dans certains cas, la construction d’ouvrages et même d’immeubles peuvent en entraver l’accès.

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