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Plan d’action

Depuis 1860, plus de 950 puits ont été forés au Québec. Le 1er mai 2018, le gouvernement annonçait un plan d’action de trois ans visant le repérage et la sécurisation des quelque 711 puits inactifs se trouvant sur son territoire. Un budget de 1,9 M$ a alors été attribué au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) afin de réaliser l’inventaire des puits abandonnés ou sans propriétaire. Cette mesure, combinée au plein déploiement d’une équipe spécialisée au sein du MERN, a permis de s’adjoindre les ressources spécialisées nécessaires au repérage et à l’inspection de ces puits inactifs. Ce plan prévoit d’apporter, le cas échéant, les correctifs nécessaires à la sécurisation des puits inactifs et des sites, le tout dans un souci de sécurité de la population, de protection de l’environnement et de transparence à l’égard du public.

Bilan de la première année du plan d’action 2018-2021

En 2018-2019, pour la première année du plan d’action, l’accent a été mis sur la recherche documentaire et la tenue d’inspections sur le terrain.

Bilan de l’année 2018-2019 dans le cadre du Plan d’action pour la localisation, l’inspection et la correction des puits d’hydrocarbures inactifs sur le territoire du Québec
Activités Résultats
Nombre total d’inspections réalisées sur le terrain1 636 inspections
Nombre total de puits/sites inspectés 592 puits/sites
Nombre total de puits localisés 222 puits
Nombre de fiches d’inspection indiquant des travaux à réaliser2 36 puits/sites
Nombre de puits/sites jugés non problématiques sur l’ensemble des puits localisés 186 puits
Nombre de puits n’ayant pu être localisés et dont la recherche demeure en cours au 31 mars 2019 489 puits

 

1 Il faut noter qu’un même puits/site peut faire l’objet de plus d’une inspection au cours de la période visée, notamment pour approfondir certaines analyses ou encore utiliser de nouveaux moyens de recherche afin de le localiser.

2 Les travaux à réaliser peuvent notamment inclure la coupe du tubage d’acier à une profondeur adéquate sous la surface du sol, la caractérisation environnementale du terrain dans le but de réhabiliter les sols éventuellement contaminés ou encore l’évaluation de l’intégrité du puits afin de corriger toute fuite de gaz ou de pétrole. Pour certains puits, il peut s’agir d’une combinaison de ces travaux.

Planification des actions 2019-2020

Pour la deuxième année, il est prévu que les puits n’ayant pas été localisés au cours de cette première année du plan d’action feront l’objet d’une recherche documentaire supplémentaire, ou encore feront appel à toute autre méthode de recherche pertinente telle que l’utilisation de drones, avant que soit planifiée à nouveau une inspection sur le terrain. Il est également prévu d’amorcer des travaux préliminaires sur certains puits identifiés, notamment la caractérisation environnementale du terrain et l’élaboration d’un programme de fermeture sécuritaire de puits.

Afin de poursuivre l’intensification des efforts pour repérer et sécuriser les puits inactifs au Québec, le gouvernement annonçait, lors du Plan budgétaire 2019-2020 de mars 2019, une somme de 4,5 M$ sur deux ans, soit 2,0 M$ pour l’exercice financier 2019‑2020 et 2,5 M$ pour celui de 2020-2021.

Par ailleurs, le MERN met à la disposition du public la carte interactive sur les puits inactifs qui permet de visualiser l’emplacement des puits inactifs répertoriés sur l’ensemble du territoire québécois. Il est ainsi facile de repérer les puits se trouvant à proximité d’une propriété et d’obtenir des renseignements sur l’état de ceux-ci.

Ce qu’il faut savoir sur les puits inactifs

  • Les puits d’hydrocarbures sont qualifiés d’inactifs lorsqu’ils ont été fermés définitivement et qu’aucune activité de production n’est possible. Ces puits sont communément appelés « puits abandonnés » (traduction directe de l’anglais).
  • Les puits inactifs se trouvent notamment dans les basses terres du Saint-Laurent, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.
  • Les informations sur les puits datent d’une centaine d’années. Par conséquent, les informations géographiques et techniques inscrites dans les bases de données du Ministère sont quelquefois vagues ou inexactes. Cette réalité est par ailleurs généralement accentuée par l’effet du temps et la reprise du couvert végétal sur les sites après la fermeture définitive des puits. C’est pourquoi il peut s’avérer complexe de localiser tous les puits inactifs.
  • Afin de pallier le manque d’informations, le Ministère s’appuie sur la recherche documentaire pour vérifier les rapports d’arpentage, de forage, d’intention de forer, de fermeture définitive de puits et tout autre document disponible pour répertorier les possibles emplacements du puits.
  • Le géoréférencement est aussi utilisé pour trouver l’emplacement d’un puits. Dans le cas où une photo aérienne de l’époque du forage est disponible, il y a recherche d’indices de site de forage sur la photo. Il faut ensuite géoréférencer la photographie aérienne et localiser sur une photo satellitaire actuelle tous ces points potentiels de localisation.
  • Le Ministère effectue des recherches pour déterminer à qui incombe la responsabilité du puits. Dans les cas où aucun responsable n’est trouvé, le gouvernement pourrait assumer le coût des travaux à réaliser.
  • Le travail de l’inspecteur sur le terrain consiste à vérifier tous les emplacements potentiels pour trouver le puits à l’aide d’un GPS de précision. L’inspecteur doit aussi observer et noter tout indice de contamination du sol ou d’émanation dans un périmètre défini.
  • En 2019-2020, les travaux se poursuivront sur le terrain. De nouveaux moyens de recherche seront utilisés : la télédétection par laser (LIDAR), pour voir les anciens chemins d’accès sous la couverture végétale, et une méthode magnétométrique (par drone) pour survoler les champs et les forêts afin de repérer les tubages métalliques enfouis dans le sol.
  • Certains sites ou puits peuvent être inspectés plus d’une fois pour obtenir des informations supplémentaires en prévision de travaux à réaliser. Si le puits n’a pas été localisé, des inspections additionnelles seront planifiées avec de nouvelles informations documentaires pour tenter de le localiser de nouveau. Après plusieurs tentatives de localisation, il est possible qu’un puits soit considéré comme introuvable, par exemple si une infrastructure routière ou un édifice a été construit à l’emplacement présumé du puits.

Pour plus d’information

Ligne d’urgence environnement 1 866 694-5454
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