Avril 2015    Imprimer cet article

Le secteur minier : un excellent créateur d’emplois!

Steve Boulet
Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles

Traditionnellement, les principales activités du secteur minier québécois sont concentrées dans trois régions administratives : le Nord-du-Québec, la Côte-Nord et l’Abitibi-Témiscamingue. Ces trois régions regroupent à elles seules plus de 90 % des 3,1 G$ en investissements miniers au Québec en 2014 et près de 80 % de la valeur des livraisons1. Ces trois mêmes régions monopolisent également 70 % des emplois du secteur minier.

La plupart des emplois directs créés par l’industrie minière sont des emplois bien rémunérés. La moyenne salariale du secteur minier est supérieure à 90 000 $ annuellement et elle dépasse largement celle du Québec, qui est d’environ 40 000 $.

Même si les effets directs de l’activité minière se font sentir principalement dans trois régions, les effets bénéfiques de l’activité minière rejaillissent sur l’ensemble des régions du Québec. En effet, l’industrie minière fait appel à plusieurs types de services tels que les équipementiers, les services financiers et juridiques ou encore d’ingénierie. Les entreprises qui offrent ces services sont réparties sur l’ensemble du territoire québécois. Selon les estimations du modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le multiplicateur d’emploi pour le secteur minier serait de 0,9. Ainsi, pour chaque emploi direct créé par le secteur minier, 0,9 emploi indirect est créé. À titre de comparaison, le secteur manufacturier a un multiplicateur d’emploi de 0,6.

Pour 2014, l’ISQ estime à près de 12 8002 les emplois directs dans le secteur minier. Si l'on applique le multiplicateur estimé par l’ISQ, les 12 800 emplois auraient généré 11 500 emplois indirects. Bref, on peut estimer que 24 300 emplois directs et indirects sont attribuables au secteur minier en 2014.

La transformation des métaux procure également plusieurs milliers d’emplois au Québec. Ces emplois se trouvent à la fois dans les régions ressources traditionnelles et dans les grands centres urbains. Ces usines, dont l’approvisionnement se fait en partie grâce à la production des mines québécoises, ont employé en 2014 près de 3 200 personnes3. Si on y applique le multiplicateur d’emploi estimé par l’ISQ pour le secteur manufacturier de 0,6, l’industrie de la transformation a généré près de 5 000 emplois directs et indirects. 

En conclusion, les emplois liés au secteur minier sont souvent associés aux régions ressources comme l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. Cependant, par sa forte création d’emplois indirects, le secteur minier a des incidences économiques sur l’ensemble du Québec.

1. ISQ.  Programme sur les statistiques minières. 2014 données provisoires.
2. ISQ.  Programme sur les statistiques minières.  Emplois calculés en jours-personnes.
3. Ne tient pas compte des alumineries.

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