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Raffinage du pétrole

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Faits saillants

  • Le 7 octobre 2010, la raffinerie Shell au Québec a fermé ses portes. Sa capacité de raffinage de 130 milliers de barils par jour (kB/j) équivalait à 24,6 % de la capacité totale de raffinage du Québec en 2009 (528,8 kB/j).

  • Au 31 décembre 2013, la capacité totale de raffinage des deux raffineries québécoises en activité, celle de Suncor à Montréal et la raffinerie Jean-Gaulin à Lévis (Valero), est restée stable par rapport à son niveau de 2010, soit 405 kB/j.
  • L’essence demeure le principal produit de raffinage du pétrole brut au Québec. Elle représente 41,5 % de la production totale de produits pétroliers énergétiques. Le carburant diesel vient au deuxième rang, sa part s’élevant à 38,6 %.

La capacité de raffinage au Québec (2013)

Sources : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Explication du graphique

En 2013, deux raffineries étaient en activité au Québec. Il s’agit des raffineries de Suncor à Montréal (anciennement Pétro-Canada, 140 kB/j) et de la raffinerie Jean-Gaulin de Valero (265 kB/j), à Lévis (anciennement Ultramar).

Le 23 mars 2009, Suncor et Pétro‑Canada ont annoncé leur fusion; celle-ci est entrée en vigueur le 1er août 2009. La raffinerie de Pétro-Canada porte maintenant le nom de Suncor. Sa capacité de raffinage nominale est passée de 133,8 kB/j à 140 kB/j au mois d’octobre 2010. Mais elle n’a pas varié de 2010 à 2013.

La raffinerie Suncor détient près de 35 % de la capacité de raffinage au Québec. Celle de Valero est toujours celle dont la capacité est la plus élevée au Québec (265 kB/j) et représente plus de 65 % de la capacité totale québécoise.

La capacité de raffinage
au Québec et au Canada (1985-2011)
(Format Excel, 224 Ko)

Sources : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles et Association canadienne des producteurs pétroliers


Explication du graphique

À la suite des deux chocs pétroliers des années 70 (1973 et 1978), la consommation de produits pétroliers au Québec a chuté, les raffineries québécoises se retrouvant alors avec des capacités de production excédentaires. En fait, quatre raffineries québécoises ont fermé, entre 1980 et 1986, entraînant une chute importante de la capacité de raffinage au Québec.

À partir du milieu des années 80, la capacité de raffinage du Québec a connu une tendance à la hausse. À la suite de la fin des activités de raffinage de Shell au Québec, la capacité de raffinage de 528,8 kB/j en 2009 a baissé pour s’établir à 405 kB/j en 2010, ce qui équivaut à une baisse de 23,4 %.

De 2010 à 2013, elle est restée inchangée. Mais dans le même temps, la capacité de raffinage dans l’ensemble du Canada a connu une légère hausse. Du même coup, la part du Québec dans la capacité de raffinage du Canada a baissé, passant de 19,7 % à 18,3 %.

La production de produits pétroliers énergétiques (1985-2011)
(Format Excel, 231 Ko)

Sources : Ministère des Ressources naturelles du Québec et Statistique Canada

Explication des graphiques

La consommation de produits pétroliers énergétiques par secteur en 2006

En 2011, la production totale de
produits pétroliers énergétiques s’est
élevée à 119,3 millions de barils, soit environ 19 milliards de litres. À titre comparatif, pour la même année, la consommation totale de produits pétroliers au Québec a été de 17,6 milliards de litres.

De 1986 à 2007, on a observé une tendance à la hausse de la production totale de produits pétroliers énergétiques au Québec, ce qui contraste avec la chute de près de moitié de la production de 1980 à 1986 (de 167,8 à 89,5 millions de barils). À partir de 2008, cette production a amorcé une tendance à la baisse. Par ailleurs, la structure de la production québécoise de produits pétroliers énergétiques a connu des changements importants au cours des 25 dernières années. La part du carburant diesel a augmenté de 1986 à 2011, passant de 12,4 % à 38,6 %, tandis que celle du mazout léger et celle du mazout lourd ont baissé.

En 2011, la production totale de produits pétroliers énergétiques a diminué de 12,9 % par rapport à 2010. Le carburéacteur, les gaz de distillation et l’essence sont les produits ayant enregistré les baisses les plus importantes (des baisses de 48,2 % et 18,3 % pour les deux derniers). Pour sa part, la production de carburant diesel (-1,5 %), de mazout lourd (-7,3 %) et de mazout léger (-16,9 %) a connu des baisses relativement importantes.

En 2011, l’essence (41,2 %) et le carburant diesel (38,6 %) demeurent les produits pétroliers énergétiques les plus importants dans la production au Québec. Le mazout lourd (8,6 %), le carburéacteur (4,1 %), le mazout léger (3,4 %) et les gaz de distillation (2,3 %) se partagent le reste de la production.

 




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