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Importations et exportations de pétrole et de produits pétroliers


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Faits saillants

  • Le Québec importe la totalité du pétrole brut qu’il raffine en différents produits pétroliers (essence, carburant diesel, mazout, etc.).
  • Les approvisionnements québécois de pétrole brut ont augmenté en 2012 de 6,0 %, après quatre années de baisses consécutives, pour se chiffrer à 128 millions de barils. Cela s’explique notamment par la reprise économique qui s’amorce à l’échelle mondiale.
  • Le Québec exporte une partie des produits pétroliers qu’il raffine. En 2011, la balance des échanges de produits pétroliers énergétiques du Québec avec l’extérieur était excédentaire.

La provenance des approvisionnements de pétrole brut (1987-2012)
(Format Excel, 126 Ko)

Sources : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles et Statistique Canada

Explication du graphique

Après une chute au début des années 80, résultant d’une réduction marquée de la consommation intérieure de produits pétroliers, les importations de pétrole brut ont connu, du milieu des années 80 jusqu’en 2007, une tendance à la hausse. Elles ont amorcé une baisse continue de 2008 à 2011, qui s’explique en grande partie par la crise économique de 2008. En 2012, les importations connaissent une croissance pour la première fois depuis 2007.

De 1985 à 2006, l’Europe, plus particulièrement la région de la Mer du Nord (Royaume-Uni et Norvège), a été la principale source d’approvisionnement québécois en pétrole brut. Cependant, depuis 2007, c’est de l’Afrique que provient la majeure partie des approvisionnements en pétrole brut.

En 2012, les importations en provenance d’Afrique comptaient pour près de la moitié du total des importations. Elles ont remplacé les importations en provenance de l’Ouest du Canada qui représentaient en 1985 une proportion comparable. Les autres sources d’importations les plus importantes en 2012 étaient les autres pays (32,9 %), la région de la Mer du Nord (7,6 %) et l’Est canadien (7,2 %)1.

Par rapport à 2011, les importations de pétrole brut ont, en 2012, augmenté de 6 %. Les importations en provenance du continent américain sont celles qui ont le plus augmenté avec une hausse de 56,0 %. Celles des autres pays suivent avec une augmentation de 54,7 %. Les importations provenant de la mer du Nord ont diminué de plus de 49,0 % et celles de l’Afrique, de 2,8 %.

La répartition des approvisionnements de pétrole brut selon les pays (2012)

Sources : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles et Statistique Canada

Explication du graphique

En 2012, les principaux pays fournisseurs de pétrole au Québec ont été l’Algérie et les autres pays incluant notamment le Kazakhstan.

Les approvisionnements en provenance du reste du Canada représentent actuellement 8 % du total. Rappelons que l’Ouest canadien a déjà été la source la plus importante d’approvisionnement au début des années 80 et qu’il a occupé une place négligeable au cours des années 90. L’oléoduc Sarnia–Montréal, ouvert en 1976 afin de relier les raffineries montréalaises à l’Ouest canadien, n’est plus utilisé; il a plutôt été inversé en 1999 de Montréal vers Sarnia. Actuellement, l’approvisionnement en brut canadien provient principalement de Terre‑Neuve. 

La balance des échanges de produits pétroliers (1986-2011)
(Format Excel, 112 Ko)

Sources : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles et Statistique Canada

Explication du graphique

En 2011, les exportations nettes de produits pétroliers, en considérant tant les échanges internationaux qu’interprovinciaux, ont diminué, passant à 1,9 million de tep, soit 21,0 % de moins qu’en 2010, tout en demeurant positives. Cette diminution s’explique en partie par l’arrêt des activités de raffinage de Shell au Québec au mois d’octobre 2010 et par une hausse de la consommation d’énergie attribuable à la reprise économique. La perte de capacité survenue au cours de l’année 2010 s’est entièrement faite ressentir dans l’année 2011.

Ce surplus de 1,9 million de tep est obtenu grâce au solde largement positif des échanges avec les autres provinces canadiennes (excédent de 3,8 millions de tep), qui a plus que compensé le déficit des échanges avec l’étranger (solde négatif de 1,9 million de tep).

Des quantités relativement importantes de produits pétroliers raffinés au Québec (essence et carburant diesel) sont expédiées à l’extérieur notamment en Ontario qui, depuis la fermeture d’une de ses raffineries, a vu sa capacité de production diminuer.

1 : La catégorie « Autres pays » comprend en grande partie les importations en provenance du Kazakhstan.

 




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