Énergie
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Hydrogène

  • L’hydrogène n’est pas présent à l’état pur dans la nature si bien qu’il constitue non pas une source d’énergie prête à l’emploi comme le charbon, mais plutôt un élément capable, une fois isolé, de transporter de l’énergie, ce qui lui vaut donc d’être considéré comme un vecteur énergétique.
  • L’hydrogène est un vecteur énergétique non polluant lorsqu’il est produit à partir de sources d’énergies renouvelables.
  • L’hydrogène peut servir :
    • Dans le secteur de l’électricité :
      • à lisser la production d’énergie intermittente telle que les énergies solaire ou éolienne en stockant cette énergie. En effet, l’énergie excédentaire produite par ces sources peut être utilisée pour produire de l’hydrogène, lequel peut être reconverti en courant par une pile à combustible;
      • à stocker de l’énergie pour l’utiliser par exemple dans les régions hors réseau où l’électricité est produite à partir de sources polluantes comme le diesel.
    • Dans le secteur du transport :
      • il existe déjà sur le marché des véhicules électriques équipés de piles à combustible (VEPAC). Ces véhicules sont intéressants dans la mesure où ils offrent l’autonomie et la simplicité d’usage des véhicules traditionnels avec un temps de recharge inférieur à cinq minutes sans émission de gaz à effet de serre.
    • Dans le secteur du chauffage et de la climatisation :
      • à remplacer tous les combustibles fossiles utilisés pour la climatisation comme pour le chauffage de l’air et l’eau dans nos bâtiments institutionnels, industriels, commerciaux, et aussi dans nos maisons.
  • Il existe trois procédés pour produire de l’hydrogène :
    • La gazéification du charbon de bois : ce procédé permet d’obtenir de l’hydrogène et du monoxyde de carbone par la transformation chimique du bois à très haute température (1,200°C à 1,500 °C).
    • Le vaporeformage ou reformage à la vapeur : ce procédé consiste à transformer des charges d’hydrocarbures en gaz de synthèse riches en hydrogène par réaction avec de la vapeur d’eau et en présence d’un catalyseur à base de nickel, à haute température (840 à 950°C) et à pression modérée (20 à 30 bars). Il a l’inconvénient de générer des gaz à effet de serre et l’avantage d’être très abordable, ce qui explique sa popularité auprès des industriels.
    • L’électrolyse de l’eau : ce procédé consiste à se servir d’un courant électrique pour provoquer une réaction d’oxydoréduction capable de séparer l’hydrogène et l’oxygène contenus dans l’eau. L’avantage de ce procédé est qu’il ne génère aucun gaz à effet de serre lorsque l’électricité utilisée provient d’une source d’énergie renouvelable. En revanche, le procédé requiert une quantité d’énergie au départ qui surpasse celle obtenue en finalité. Le procédé requiert de grandes quantités d’eau et d’électricité. Le Québec est l’un des rares endroits au monde où il est possible de rentabiliser ce procédé puisqu’on y trouve de quantités d’eau et d’électricité à un prix concurrentiel.

Pour plus d’information sur la bioénergie, consultez le fascicule sur les énergies renouvelables ou communiquez avec la Direction des approvisionnements et des biocombustibles au 418 627-6385-8175.

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